En moi, une douleur sourde de création,
la tête remplie de fièvre de l'inspiration
Qui vient m'emporter, vers d'autres sphères
Au-delà de notre mère-terre.
Une tempête s'abat sur moi, des grêlons d'orage,
Comblée je suis, mais j'ai la rage
Poèmes de rires ou de larmes mélancoliques
Mes mains sur le clavier, des poèmes en sortent, nuls ou magnifiques.
Le ciel ce soir est tout mordoré
Je suis prisonnière de mes mains dans ma prison dorée,
Mais dans ma peine parfois, le bonheur,
Les rimes filent de mon c½ur.
Je suis balancée, vers des rivages enchanteurs,
Parfois reprise et chahutée, loin du bonheur.
Où la peur de la mort ou la joie de la naissance,
Peur de la vie, mais jamais de déchéance.
Prisonnière de mes doigts sur le clavier,
La tête embrumée,
Trop de choses à décombrer,
Dans ma tête hantée.